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dimanche, janvier 13, 2013

Paul Eluard, extrait, Le Phénix (1951)

La nuit n'est jamais complète.
Il y a toujours puisque je le dis,
Puisque je l'affirme,
Au bout du chagrin une fenêtre ouverte,
Une fenêtre éclairée.
Il y a toujours un rêve qui veille,
Désir à combler, faim à satisfaire,
Un cœur généreux,
Une main tendue, une main ouverte,
Des yeux attentifs,
Une vie, la vie à se partager.

 Paul Eluard, Le Phénix (1951)

1 commentaire:

  1. l'un des poèmes que j'affectionne depuis de nombreuses années et que je me récite quand le sommeil tarde à venir.
    (message d'espoir)
    Christine T

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