Pages

dimanche, février 17, 2013

Nantes-Deux soustractions d'enfant à son actif, la menace d'une troisième et une condamnation pour violences


Les situations où un parent revendique l'application des droits de son enfant tandis que lui-même les bafoue m'agacent prodigieusement.

Etre parent suppose certes des droits, cela suppose aussi des devoirs envers son enfant. Aucun conflit parental ne peut servir de justification à l'enlèvement d'un enfant, que l'auteur de l'enlèvement soit un père ou une mère. Les enfants ne sont pas des valises que l'on déplace illégalement quand et où on le veut. Il ne sont pas non plus un objet que l'on utilise dans le conflit. L’autorité parentale s’arrête là où commencent les droits de l’enfant. Peut-on se revendiquer bon parent lorsque l'on utilise le chantage à l'enlèvement, voire l'enlèvement lui-même pour obtenir que la résidence de l'enfant soit alternée ? La méthode montre-elle le parent qui l'utilise comme faisant "grand cas" de son enfant ?

http://www.20minutes.fr/societe/1102425-pere-retranche-grue-mere-enfant-tres-eprouves

NANTES - Selon l'avocate de la mère, Serge Charnay s'est déjà rendu responsable de deux soustractions d'enfant par le passé...

L'avocate de la mère de l'enfant, dont le père est retranché depuis vendredi dans une grue à Nantes, a affirmé dimanche que sa cliente et son fils étaient «très éprouvés» par «les coups de force répétés» du père «depuis trois ans» et qu'une discussion ne pouvait s'engager «hors enceinte judiciaire».

Deux soustractions d'enfant à son actif...

«Benoît et sa mère ont été très éprouvés durant les trois dernières années par les coups de force répétés de
Serge Charnay», écrit, dans un communiqué adressé à l'AFP, l'avocate qui n'a pas souhaité que son nom soit publié. «Aucune discussion ne saurait être engagée aujourd'hui en dehors de l'enceinte judiciaire, seule garantie de la sécurité et de l'intérêt supérieur de Benoît, justice que Serge Charnay n'a pas saisie et dont il refuse la médiation comme cela lui a été proposé il y a 48 heures en urgence», affirme l'avocate, qui fait un long rappel des «coups de force» du père.
L'avocate fait ainsi état de deux soustractions d'enfant -l'une de 15 jours en 2010 et une seconde de deux mois et demi en 2011- ainsi que de propos menaçants de Serge Charnay à l'égard de la mère de son fils. Elle rappelle qu'à la suite de ces soustractions, auxquelles les forces de l'ordre avaient mis un terme dans les deux cas, «la cour d'appel de Rennes a suspendu le droit d'accueil du père et accordé à la mère le seul exercice de l'autorité parentale».
«Le 12 septembre 2012, Serge Charnay a été condamné pour des faits de violences suivies d'une incapacité supérieure à huit jours, de soustraction d'enfant, et de menace contre les personnes avec ordre de remplir une condition (...) Il ne s'est pas présenté à l'audience mais a interjeté appel du jugement. La cour d'appel n'a pas encore fixé d'audience», souligne l'avocate.

...et la menace d'une troisième

Donnant des détails sur les deux soustractions d'enfant reprochées à Serge Charnay, l'avocate précise que, lors de la première, «en janvier 2010», l'enfant était «âgé de trois ans et demi» et était resté avec son père «pendant 15 jours, en dehors des vacances scolaires et du droit d'accueil élargi que lui avait accordé» la justice le 17 novembre 2009. «Le père et l'enfant ont été retrouvés à Bordeaux, dans un hôtel», par la police, ajoute-t-elle. Serge Charnay avait ensuite fait appel de cette décision de justice «en sollicitant que la résidence de Benoît soit fixée à son domicile», dit-elle.
«En février 2011, alors que la cour n'avait pas encore statué sur son appel, Serge Charnay a menacé la mère de commettre une nouvelle soustraction si elle n'acceptait pas de mettre en place une résidence alternée», poursuit l'avocate. «Inquiet des propos et menaces tenus par le père, et après l'avoir entendu, le juge des enfants a placé Benoît chez sa mère et autorisé des visites médiatisées[du père] par décision du 3 mars 2011», précise-t-elle.
La deuxième soustraction a eu lieu en juillet 2011: le père a «enlevé Benoît en brutalisant (son) grand-père maternel» et «a disparu avec l'enfant du 11 juillet au 23 septembre 2011», avant d'être retrouvé par les gendarmes «en Ardèche où il se cachait», selon l'avocate.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Envie de dire quelque chose ? Lancez-vous :-)