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vendredi, février 15, 2013

Disputes dans la fratrie

http://www.moietcie.ca/articles/mieux-vivre/famille/au-secours-mes-enfants-se-detestent
Cris, bousculades, larmes... Voilà qu’une autre dispute éclate! Que faire pour que nos enfants s’entendent mieux ? On vous propose des stratégies efficaces.


L'origine de la discorde entre les enfants
Les conflits fraternels peuvent surgir pour de nombreuses raisons. Dans certains cas, ils sont liés à la personnalité des enfants: grande sensibilité, difficulté par rapport aux situations nouvelles, anxiété, etc. Dans d’autres cas, ils sont dus à la jalousie, notamment quand un enfant a le sentiment d’être moins aimé ou d’avoir moins de privilèges que les autres. Aussi, puisque chaque enfant rêve de monopoliser l’attention de ses parents, il tolère mal la présence d’un frère ou d’une sœur. La rivalité serait plus intense quand les petits ont une différence d’âge de moins de 3 ans.

Parents modèles?
La manière dont on gère nos problèmes et nos conflits avec notre partenaire et avec nos enfants est déterminante. Si on a l’habitude de s’emporter, de jurer, d’avoir des paroles ou des gestes menaçants, ou encore d’ignorer la personne avec laquelle on est en désaccord, de la bousculer ou de la frapper, il y a de fortes chances que nos petits réagissent de la même façon.

Comment faire face aux disputes de nos enfants?
En tout temps
  • Établir une règle de non-violence. Lors d’affrontements physiques, il est crucial que nos enfants reçoivent des réprimandes claires, du type: «Dans notre famille, on ne frappe pas les autres personnes» ou «Papa et maman ne tolèrent pas un tel comportement». On veille au respect de cette règle.
  • Éviter de s’interposer constamment. Il n’est pas souhaitable de faire l’arbitre chaque fois que survient une dispute. Cependant, on veille à ce qu’aucun d’eux ne soit régulièrement la cible de taquineries, de dénigrements ou de violence de la part d’un frère ou d’une sœur.
  • Inciter nos enfants à parler ensemble de leurs sentiments. Ainsi, on leur apprend à régler leurs différends avec des paroles plutôt qu’avec des actes.
  • Reformuler les sentiments des enfants. On peut leur dire: «Tu es en colère parce que tu ne veux pas que ta sœur prenne tes affaires sans te demander la permission.» La reformulation permet de s’intéresser à celui qui parle, de lui montrer qu’il est écouté et respecté, de le laisser préciser sa pensée, de le mettre en confiance, de vérifier qu’on a bien compris et de gagner du temps pour faire baisser la tension.
  • Manifester de la confiance quant à leur capacité à trouver une solution qui leur convient mutuellement. On constatera avec surprise qu’ils sont parfois capables de proposer des solutions très novatrices.
Lors d’un échange verbal musclé
  • Aviser l’enfant verbalement agressif de s’exprimer autrement. On peut lui dire: «Tu serais capable d’obtenir ce que tu veux en t’exprimant plus correctement.»
  • Reconnaître la gravité du problème. On dira par exemple: «C’est un problème difficile: deux enfants et un seul jouet!»
  • Écouter la version de l’un et de l’autre avec respect. Dans les deux cas, «l’autre» ne doit pas interrompre celui qui parle.
  • Quitter la pièce. On évite ainsi de prendre parti pour l’un d’entre eux, tout en favorisant leur autonomie. L’important est que chacun des protagonistes comprenne qu’il a intérêt à négocier, car si l’un des deux est «obligé de céder», ce sera tôt ou tard préjudiciable pour tous.
Lors d’une dispute avec agression
  • Séparer les enfants. On leur explique qu’ils sont en danger et on envoie chacun d’eux dans sa chambre pour un moment. Puis on leur demande de revenir et de discuter ensemble de la situation.
  • Ne pas accorder d’importance à l’agresseur. S’occuper de l’enfant agressé peut être judicieux. On peut lui dire: «Viens, je vais te soigner... Ton frère (ta sœur) a besoin d’apprendre à s’exprimer avec des mots, pas avec ses poings.» L’idée de ne pas s’occuper de l’enfant agresseur peut étonner, mais il faut comprendre que ce dernier cherche le plus souvent à attirer l’attention sur lui. Il serait donc inapproprié qu’il parvienne à ses fins grâce à la force et à la violence.
Lorsqu’un aîné abuse de son pouvoir sur un plus jeune
  • Rappeler les droits de l’enfant abusé. Si notre bambin accuse son aîné de vouloir lui prendre son jouet par la force, on lui répond: «Ce jouet t’appartient. Tu peux lui dire que c’est toi qui décide quand tu veux le lui prêter.» Ainsi, l’enfant apprend à s’affirmer davantage et à devenir plus autonome.
Enseigner la résolution de conflit
Nos enfants doivent apprendre à régler leurs désaccords entre eux de plus en plus souvent, à mesure qu’ils grandissent. Quand on croit qu’ils sont prêts à le faire, on reste à proximité, au cas où ils auraient besoin de nous. Toutefois, pour éviter qu’une dispute s’intensifie, on enseigne à nos enfants à résoudre leurs différends, en appliquant les mesures qui précèdent.
Et pourquoi ne pas tenir des discussions en famille, au cours desquelles chacun exprime ses besoins, ses attentes et ses frustrations? On invite chaque enfant à dresser une liste des sujets de dispute les plus fréquents (propriété, territoire, etc.), puis on le laisse proposer des solutions.
À retenir. Lorsque des hostilités surviennent entre frères et sœurs, le refoulement de l’agressivité est la pire solution, car les conflits larvés empoisonnent l’atmosphère et conduisent à l’explosion. Pour désamorcer la colère, les parents doivent la reconnaître et permettre à l’enfant de l’exprimer verbalement.

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