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vendredi, novembre 14, 2014

La compassion : une pseudo-émotion

J'ai eu hier une discussion avec quelqu'un qui n'a pas de compassion. Je trouve ça triste (pour lui) pour deux raisons : 
- parce que la compassion mène à ... l'altruisme et 
- qu'elle est bonne à recevoir quand on en a besoin. J'ai eu besoin de compassion et ce cadeau qui m'a été fait m'a aidée à avancer.

D'où vient de mot de compassion ?
Du latin : cum patior, « je souffre avec » et du grec συμ πἀθεια , sym patheia, sympathie. C'est une vertu par laquelle un individu est porté à percevoir ou ressentir la souffrance d’autrui, et poussé à y remédier.
Un petit article sur la question ?

Comment la développer ?

La clé du succès pour développer le sentiment de compassion dans votre vie est d’en faire une pratique quotidienne. Voici quelques pistes à explorer :
  1. Chercher les points communs – Au lieu de chercher ce qui est différent chez les autres, voyez au contraire ce qui vous rapproche, les points communs. Nous sommes tous des êtres humains. Nous avons tous besoin d’un abri, de nourriture et d’amour. Nous recherchons l’attention, la reconnaissance, l’affection, le bonheur. Faire des compliments sincères
  2. Pas de faux compliment ou de sourire forcé - Au contraire, recherchez les opportunités de saluer les talents et les succès d’autrui.
  3. Se mettre dans la peau d’un autre – Faire délibérément l’expérience de se mettre à la place de quelqu’un d’autre est un moyen très efficace de développer la compassion. Proposer de remplacer un collège malade ou en vacances. Marcher ou prendre le bus au lieu de conduire. Changer ses habitudes de temps en temps est un excellent moyen de voir les choses d’un autre angle et de mieux percevoir le point des vue des autres.
  4. Faire preuve d’empathie – L’empathie désigne la faculté de se mettre à la place d’autrui et de percevoir ce qu’il ressent. Elle est caractérisée par un effort de compréhension intellectuelle de l’autre, excluant tout entraînement affectif personnel (sympathie, antipathie) et tout jugement moral. Essayez cela : imaginez qu’un être qui vous est cher est en souffrance. Quelque chose de terrible vient de lui arriver. Imaginez sa douleur, avec le plus de détails possible. Après 2 ou 3 semaines de pratique, vous pouvez faire cet exercice en pensant à des gens que vous connaissez mais qui vous sont neutres.
  5. Soulager la souffrance d’autrui - Une fois que vous avez perçu l’autre avec empathie, et compris son humanité et sa souffrance, la prochaine étape est de lui souhaiter de se libérer de cette souffrance. Ceci est le coeur même de la notion de compassion. Si vous percevez la souffrance de l’autre, alors vous n’avez pas de mal à imaginer à quel point, si c’était vous qui étiez à sa place, vous voudriez vous en libérer. Imaginez le soulagement de cette personne si une personne venait à souhaiter cela pour elle, et que cette personne agisse en conséquence.
  6. Agir avec gentillesse – La gentillesse n’est pas démodée. Elle n’est pas la marque d’un esprit faible, c’est même le contraire en réalité. Par nos actes de gentillesse, nous allons contribuer à diminuer, voire à faire disparaître la souffrance chez autrui. Ça n’est pas forcément compliqué, les plus petites choses peuvent faire une différence : un sourire, un mot gentil, rendre un petit service. On peut aussi se proposer pour aider ceux qui sont dans besoin (donner de son temps et de son énergie dans du bénévolat associatif par ex.)
  7. La présence consciente – Lorsque nous sommes totalement présent à ce qui est (la pratique de la méditation nous aide en cela), nous sommes capables de voir au-delà des apparences extérieures et de reconnaître l’unité que nous partageons le reste de l’univers. Lorsque nous devenons conscients de notre interdépendance avec toute chose, la compassion envers tous les êtres arrive tout naturellement.
  8. Pour aller plus loin – Essayez d’étendre maintenant votre compassion à ceux qui vous ont fait du mal, à vos ennemis. Au lieu de nourrir un sentiment de colère ou de vengeance, prenez du recul. Essayez de comprendre le contexte, la situation de cette personne (la façon dont elle a été élevée, sa situation actuelle, les choses difficiles qu’elle a peut-être vécues avant de mal se comporter envers vous. Essayez de comprendre que sa méchanceté n’était pas directement dirigée contre vous personnellement, mais constituait pour cette personne une manière malhabile d’exprimer sa souffrance ou un besoin non satisfait.


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