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dimanche, janvier 11, 2015

De l’importance de la distinction entre stress et émotions

Pourquoi il est intéressant de bien faire la distinction :

Sylvaine Pascual – Publié dans: Comprendre les émotions

Angoisse, inquiétude, agacement, frustration, insatisfaction, anxiété, exaspération, dégoût, etc. Parce que  ces expériences émotionnelles négatives entraînent des réactions physiques et mentales pénibles qui nous laissent ultra tendus, elles se retrouvent fourrées en vrac derrière l’étiquette “stress”.
Stress ou émotion?
Quelle importance? C’est notre équilibre et notre bien-être qui sont en jeu. A mettre un mot générique sur toutes nos émotions, nous finissons par être complètement déconnectés de ce qui se passe à l’intérieur de nous, de nos réactions face aux événements.
Nous passons ainsi à côté de nos plus fidèles alliées, ces émotions qui, pour peu qu’on les écoute, nous fournissent toutes les indications dont nous avons besoin pour vivre une vie plus sereine et… moins stressée.

Car le stress est la conséquence d’un trop plein d’émotions, pas les émotions en elles-mêmes. Celles-ci sont
les messagers de notre cerveau qui, lui, sait très bien ce dont nous avons besoin pour nous sentir bien.

Une confusion contre-productive
A confondre les deux, nous nous éloignons totalement de ces messages. Vous savez combien j’affectionne les comparaisons idiotes saugrenues, aussi permettez-moi de vous en servir une toute chaude tout juste sortie du four.
C’est une peu comme si la médecine estampillait “problème de bide” toute ce qui se passe entre le diaphragme et les jambes. Plus aucune distinction entre un ulcère, une hépatite, un colon irritable, une appendicite etc. Pas besoin d’observer les symptômes, de localiser la douleur etc., le diagnostic est ultra simple: vous avez un “problème de bide”. Le traitement risque de manquer d’efficacité…

J’arrête tout de suite la métaphore médicale, vous avez compris où je veux en venir.  Le problème avec les émotions, c’est qu’à un moment dans l’histoire, des savants éclairés ont décidé qu’en tant que fonctions naturelles de l’organisme, elles étaient méprisables, et qu’on s’acharne depuis à tenter de les “contrôler”, c’est à dire à les ressentir le moins possible, avec un succès somme toute très modéré.
ces tentatives de contrôle sont à peu près aussi productives à long terme que de mettre un cache sur le voyant du tableau de bord qui s’allume, au lieu d’emmener la voiture au garage.

  
Les émotions derrière le stress
C’est comme ça que l’autre jour, une cliente m’explique qu’elle est “stressée” pendant les réunions. Elle a eu beaucoup de mal à mettre des mots dessus, à sortir des “je suis mal, quoi” et autres “tu vois ce que je veux dire”.  Il se trouve qu’en fait, son excès d’assurance la rend un poil autoritaire et lui vaut la méfiance de ses collègues. Etre “stressé(e)” en réunion pourrait signifier vingt-cinq autres problématiques et chacune nécessiterait un travail différent. C’est l’exploration de l’émotion qui permet de déterminer le besoin à combler. Ce qui démontre l’importance d’éviter d’utiliser “stress” à toutes les sauces et d’être précis dans l’observation de son expérience émotionnelle.

Auto coaching: identifier les émotions derrière le stress
Lorsque l’expression “je suis stressé(e) vous vient à l’esprit, observez-vous.
Cette émotion qi vous submerge, c’est quoi, exactement?
Quels sont les sentiments qui lui sont associés?
Que se passe-t-il dans votre tête? Dans votre corps?
A quelle grande catégorie d’émotion se rattache-t-elle: tristesse, peur, colère?

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