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mercredi, janvier 21, 2015

Langues : le français, l’allemand ou le tchèque sont originaires… de Turquie

Petite intervention de ma part avant que vous ne lisiez cet article...
Les exemples qui ont servis à étudier la dissémination des langues, soient les mots "maman", "trois" et "eau" ne vérifient pas, dans la langue turque actuelle, l'hypothèse des linguistes.
En turc, "maman" se dit "ane", "eau" se dit "su" et "trois" se dit "uç". Aucune racine commune avec les mots choisis par les linguistes pour étayer leur propos.

Cependant, il est utile de savoir que la langue turque a été réformée par Atatürk en 1928 pour en extraire le vocabulaire arabo-persan. Le persan était, avant 1928, la langue des arts, de la littérature (la Dîvan) et de la diplomatie tandis que l'arabe était la principale langue de la religion et de la loi coranique. Le turc était, lui, parlé par les paysans.
Le turc "originel" repose sur un fond lexical des langues ouralo-altaïque : le turkmène, l'ouzbek, l'ouïgour, l'azéri, le kazakh, le kirghiz, le tatar, etc. 
Je serai donc curieuse de savoir si l'hypothèse des linguistes se vérifient dans ce cadre-là.

http://www.sciencesetavenir.fr/fondamental/20120824.OBS0399/langues-le-francais-l-allemand-ou-le-tcheque-sont-originaires-de-turquie.html

D'où viennent les langues indo-européennes, parlées du Sri Lanka à l'Islande, à travers toute l'Europe? Une étude empruntant les méthodes des biologistes situe le berceau de ces langues en Anatolie.


Les chercheurs ont utilisé les mots apparentés dans les langues indo-européennes - ici le mot mère- pour remonter aux origines géographiques de cette famille de langues. (Q.D. Atkinson)
Les chercheurs ont utilisé les mots apparentés dans les langues indo-européennes - ici le mot "mère"- pour remonter aux origines géographiques de cette famille de langues. (Q.D. Atkinson)
De l’Europe de l’Ouest au continent indien, du nord au sud de l’Amérique, des millions de
personnes parlent des langues en apparence très différentes appartenant à une même famille, celle des langues indo-européennes. Si les racines unissant le français au bengali, le danois au roumain, le balte à l’islandais, l’espagnol au gallois sont admises par tous les linguistes, la question des origines demeure très débattue. Quel est le berceau de cette famille de langues ? Une nouvelle étude le place en Anatolie, dans l’actuelle Turquie.
Depuis plusieurs décennies, deux hypothèses se font face, mêlant preuves archéologiques et travaux linguistiques. 
D’un côté l’hypothèse anatolienne : les premiers indo-européens seraient originaires d'Anatolie, région du Croissant fertile, là où est née l’agriculture. De précédents travaux, tant archéologiques que génétiques, ont montré que la diffusion de l’agriculture s’est faite avec les déplacements des premiers cultivateurs, partis il y a 8.000 à 9.000 ans du Croissant fertile à travers le continent européen (lire L’ADN raconte la diffusion de l’agriculture en Europe). 

De l’autre côté, l’hypothèse de la steppe : le foyer indo-européen se trouverait au nord de la mer Noire, du côté de l’actuelle Ukraine, d’où les cavaliers des Kourganes ont déferlé sur l’Europe vers 3.000 avant notre ère.

Étudier les langues comme des virus

Cavaliers ou fermiers ? Même s’ils ne mettent pas fin au débat, les travaux publiés par Quentin Atkinson (University of Auckland, Australie) et ses collègues dans la revue Science du 24 août, fournissent une nouvelle approche méthodologique. Ces chercheurs ont utilisé la même technique que les biologistes qui remontent la piste d’un virus de la grippe, par exemple, à partir des mutations de son matériel génétique. 
Ici, l’ADN était remplacé par les mots apparentés, ceux qui sont une origine commune dans plusieurs langues, comme nuit, night, nacht, notte, noche, etc (voir la carte des mots 'trois' et 'eau'). Le rythme d’apparition et de disparition de ces mots apparentés a été analysé comme les taux de mutations dans un code génétique en biologie. 
Cette analyse conclut en faveur d’une origine anatolienne des langues indo-européennes. L’expansion de ces langues irait donc de paire avec celle des techniques agricoles plutôt qu’avec une conquête guerrière.
Une grande famille  
Les langues indo-européennes forment une très grande famille, regroupant aujourd’hui plus de 400 langages parlés par 3 milliards de personnes. Voici les principaux sous-groupes :
-  les langues latines: français, espagnol, roumain, italien, catalan..
-  les langues germaniques : anglais, allemand, danois, norvégien, suédois, flamand..
-  les langues slaves : russe, serbo-croate, slovaque, tchèque…
-  le grec
-  les langues indo-iraniennes : hindi-ourdou, bengali, singhalais, panjabi, sanscrit (ancienne langue), persan..
-  les langues celtiques : breton, gallois, irlandais…
- les langues baltes

Plusieurs langues parlées en Europe sont des exceptions notables et n’appartiennent pas à cette famille : le basque, le hongrois, le finnois, le lapon et l’estonien.
langues indo européennes
langues indo européennes

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