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vendredi, janvier 23, 2015

"Oui, mais..."

« Oui, mais » : deux petits mots en apparence anodins qui contiennent à eux seuls tout un discours de « non-dits »...

Derrière un désir de façade de sortir d'une situation difficile, ou tout du moins inconfortable, nous trouvons à travers le "Oui Mais" toutes les excuses du monde pour justifier le fait qu'il ne peut en être autrement, et que le problème se révèle insoluble : « oui, mais je n'ai pas le choix », etc. La responsabilité du positionnement revient ici au manque de choix...

Le rôle des prétextes invoqués ? Légitimer notre propos.
Le bénéfice de notre « oui, mais » ? Nous dédouaner de nos responsabilités, tout en
justifiant notre manque de motivation par des éléments incontournables et hors de notre contrôle, du moins le pense-t-on.

Ce « oui mais » signifie « quelque chose en moi ne veut pas que cela change ». Aucune des pistes de solutions proposées ne nous sera alors entendable. Et chacun sait que quand il n'y a pas de solutions, c'est qu'il n'y a pas de problème … Nous préférons laisser la situation en l'état et même à la voir se dégrader. Cela nous semble plus sécurisant, quitte à y perdre un bénéfice qu'on ne parvient pas à distinguer clairement.

Notre saboteur est à l’œuvre dans ces situationsLe sabotage est un mécanisme mental dicté par la crainte et l'appréhension. Il s'oppose à la résolution de problèmes, à l'évolution, au changement, en nous maintenant dans une zone de confort sensée nous protéger ! (ah, la zone de confort ...)

Notre comportement est clairement contraire au comportement nécessaire pour arriver à notre but ? « Oui, mais... », il y a un bénéfice secondaire : rester dans ce qu'on connaît et qui nous est confortable parce que le risque nous paraît moindre qu'en nous risquant au changement.
Si les excuses que nous trouvons nous permettent de nous sentir apaisés dans l’immédiat, vont-elles dans le sens de notre vision du long terme ? Pas vraiment. (mais vive l'évitement qui permet de ne pas se retrouver confronté à une situation redoutée...)

Ce comportement, s’il est compréhensible, peut rapidement nous embourber dans des comportements passifs ("c'est pas de notre faute, nous n'avons pas le choix"), dans une spirale de procrastination et de négativité nous amenant à perdre de vue nos objectifs et au final, à perdre le goût du défi et de la prise du risque…

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Quels sont les signes laissant évoquer une résistance au changement ?
  • nous émettons des doutes sur notre capacité personnelle à être acteur du changement de la situation,
  • nous nous justifions « Oui, mais… »,
  • nous trouvons des arguments pour maintenir le comportement ou la situation actuelle.
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En nous positionnant dans le "Oui Mais", nous méconnaissons nos propres compétences à trouver, seuls, des solutions acceptables. 

En faisant le choix du "Oui Mais", nous nous plaçons immédiatement dans une posture négative, en nous focalisant sur la montagne à gravir et non sur les découvertes à faire en chemin. L’inconnu, ou plutôt la vision que nous en faisons au travers de nos grilles de lecture, nous inquiète Le plus tragique, c’est que la réponse « oui mais … » est souvent une réponse réflexe. 

L'attitude de fuite adoptée en conséquence, est en revanche bien réelle et active.

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